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PréambuleEn Nouvelle-Calédonie, du fait de l'éloignement et de l'histoire coloniale du pays, la grande ma-jorité des Calédoniens n'a pas eu la chance de poursuivre ses études. Les Calédoniens ont donc du s'adapter et acquérir des compétences par eux-mêmes. Les Calédoniens compétents sont donc en très grande majorité autodidactes.Or, en Nouvelle Calédonie comme partout, on a besoin de compétences reconnues, sanctionnées par des diplômes. Pour satisfaire ce besoin, faute de disposer localement de personnes diplômées, les institutions, les collectivités et les entreprises ont recours à de la main d'œuvre d'origine prin-cipalement métropolitaine. Ceci n'est pas sans conséquences : primes d'éloignement, rotation des personnels, méconnaissance des spécificités locales, … Et le recours à des diplômés « étrangers » n'est une solution pour un pays en voie de décolonisation. La nouvelle Calédonie paie cher cette carence en diplômés locaux.Et pourtant, les compétences existent au niveau local. Mais elles sont majoritairement détenues par des autodidactes à qui il n'est pas donné de pouvoir entrer en compétition avec des diplômés d'origine extérieure, faute de pouvoir faire reconnaître leurs compétences. Or, tous les pays mo-dernes se sont dotés de dispositifs permettant de valider ces compétences acquises sur le tas. C'est la validation des acquis et de l'expérience professionnelle.En métropole, il existe un cadre juridique permettant à ceux
qui n'ont pas de diplôme mais ont acquis une expérience dans le
cadre d'activités professionnelles ou non, de faire valider ces connaissances
en vue d'obtenir un diplôme. Entre autres : Or, en Nouvelle-Calédonie, il n'existe pas de tel dispositif.L'esprit de la loi ci-dessus stipule que toute personne peut faire valider son expérience par un diplôme. Dans notre société profondément marquée par la culture du diplôme, la loi sur la VAE est une révolution qui établit que l'expérience professionnelle forge la qualification et peut donc ainsi contribuer à l'obtention du diplôme, voire même à remplacer la formation. L'éloignement, l'absence de structures locales rend la validation des acquis et de l'expérience presque inaccessible à la majorité des Calédoniens. Pourtant, la validation des acquis et de l'expé-rience est une réponse globale qui participe à la priorité d'éducation et de formation tout au long de la vie et permet de récompenser les autodidactes de leurs efforts à acquérir des compétences. Il est nécessaire de promouvoir un processus de validation des acquis et de l'expérience adapté à la Nouvelle-Calédonie. |
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